Poland - le troisième passager du voyage


Nous avons tous deux grandi avec des chiens, Alex a eu plusieurs teckels nains quant à Julie un berger des Pyrénées et un teckel. Avant de partir en road-trip nous ressentions déjà l'envie d'avoir un chien mais en vivant dans un petit appartement à Paris, nous nous sommes dit que ça ne serait pas une bonne chose. Par contre, dès que nous sommes partis sur les routes avec notre fourgon aménagé, nous avons pensé que c'était le moment !


Premier flop à la SPA de Montpellier où nous avons laissé Babou (un teckel craintif) parce qu'au moment de l'adoption, on nous a annoncé qu'il était très très malade en voiture et comme nous allions passer 11 mois sur les routes, cette adoption fut impossible.

En arrivant en Roumanie, nous nous sommes renseignés sur les chenils dans le but de sauver l'un des nombreux chiens abandonnés mais cette fois c'est plutôt la barrière de la langue qui a eu raison de nous.

Julie toujours à l’affût avait repéré un chenil en Pologne près de Cracovie. Nous n'avons pas fait de plan sur la comète et avons attendu d'être sur place pour commencer à sérieusement penser à l'adoption.


Hotel Dla Zwierzat à Braszewice

Ce chenil est perdu au milieu de la campagne, nous avons eu du mal à le trouver. Nous sommes arrivés la veille au soir pour être prêts à rendre visite aux chiens dès le lendemain matin.


Nous sommes rentrés dans cette grande propriété qui ressemblait à un zoo avec des poneys, des loups, des paons, des oiseaux... le propriétaire et la vétérinaire nous ont accueilli en nous demandant quel type de chien nous recherchions. Pas facile à décrire parce que ça dépend du physique et du feeling avec le chien mais nous n'avons pas vraiment eu le choix vue que nous ne pouvons pas aller voir les chiens en cage, c'est une employée qui amène les chiens. Ils nous expliquent que c'est mieux pour eux, au moins ils ne voient pas d'étrangers et sont ainsi moins craintifs, nous sommes d'accord sur le principe mais nous étions un peu frustrés.


L'employée nous apporta un premier chien et c'était typiquement le genre que nous n'aimons pas du tout, type chihuahua, pourtant le chien était avenant, il réclamait des caresses etc. mais pour nous deux c'était rédhibitoire.

Quand on sait qu'il y a 400 chiens dans le chenil, on s'est dit qu'on allait y passer la journée... et surtout, ça nous fendait le cœur de câliner le chien pour ensuite dire qu'il ne nous plaisait pas. Julie n'allait pas tenir le coup, c'était certain. Alors, nous sommes retournés dans le fourgon pour éplucher le site du chenil et en sortir une sélection.


La sélection en main

Au total, plus d'une centaine de pages, nous en avons scruté 50 en choisissant des chiots et des chiens de taille moyenne.

Nous sommes retournés dans le chenil, berk quel horreur, un serpent en cage dans le bureau d'accueil (Julie a la phobie des serpents, elle a du prendre sur elle pendant quelques heures!).

Nous avons donné notre sélection de 7 chiens (nous avons été soft sur 50 pages d'une vingtaine de chiens), l'employé nous a prévenu qu'il était impossible d'adopter des chiots parce qu'on voyageait, ils ne devaient pas encore être en règle vaccin contre la rage, vermifugé, pucé...) et que certains étaient de trop grand/gros chien.

Au final, elle accepta de nous en apporter deux : un qui ressemble à un teckel haut sur patte et l'autre à un berger allemand nain.


De loin, nous avons vu en premier le teckel, nous nous sommes tout de suite dit qu'il avait la taille parfaite, qu'il était mignon et pas craintif. Dans le bureau, il était un peu excité, la nana nous met en garde en précisant que c'est un chien dominant sur les petits chiens, c'est tout à fait possible, ça dépend de son passé, de pleins de choses en fait.

Puis le deuxième chien est arrivé, ce n'était pas notre style, court sur pattes et assez gros, impossible donc de faire du sport avec lui. Nous avons rapidement dit non à ce dernier pour qu'elle puisse le ramener.


La compréhension avec les employés n'était pas simple, nous n'avons pas toujours eu de réponses à nos questions.

Nous sommes restés de longues minutes avec ce toutou qui était déjà proche de nous. Alex n'a pas hésité une seconde, il voulait le prendre de suite, il sentait que c'était lui notre chien. Quant à Julie, elle aurait voulu avoir quelques heures pour réfléchir, laisser mûrir l'idée d'avoir un chien, savoir si ça n'allait pas compliquer notre voyage d'avoir ce troisième passager...

Les employés étaient prêtes à nous faire les papiers sur le champs surtout qu'il y a avait un vétérinaire sur place pour faire le carnet européen en échange de 100 zlotis soit 23 euros.

Alex disait à Julie "mais pourquoi attendre demain, qu'est ce qui changera ?" Rien en effet, c'est juste qu'un chien c'est une responsabilité pendant environ 15 ans donc à ne pas prendre à la légère.

Finalement, nous étions prêts alors nous avons attendu que le véto remplissent le carnet, que les employés trouvent un collier et une liasse pour qu'on puisse sortir du chenil. Cette fois, nous n'avions rien acheté d'avance, elles nous ont gentiment offert l'attirail avant de partir.


Quand vient le moment de choisir le nom de notre chien, nous n'avions aucune idée alors pour faire simple et symbolique, nous lui avons donné le nom de son pays d'origine : Poland. La jeune vétérinaire nous a d'ailleurs dit que c'était un nom original et amusant.


Nous repartons donc à trois du chenil, le sourire jusqu'aux oreilles et tous les deux remplis de bonheur.

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Qui sommes-nous ?

Un jeune couple, Julie et Alexandre qui ont décidé de découvrir l'Europe en courant. De Paris jusqu'à Bucarest en passant par l'Italie et les Pays-Bas.

 

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