Semi-marathon d'Amsterdam

Ce semi-marathon était notre quatorzième course depuis notre départ en janvier 2019.

Nous avons couru dans presque tous les pays que nous avons visité, c’est incroyable tout ce que nous avons fait en à peine 11 mois.

Il faut savoir que cette course est dite roulante et plate, c’est donc l’endroit idéale pour réaliser un joli chrono.

Chacun notre tour, nous vous racontons, comment nous avons vécu notre course.



~ Alexandre ~

Pour le semi d’Amsterdam, je suis parti sur une prépa de 6 semaines, que j’ai réussi a plus moins tenir parce que le quotidien en van est fait de surprises et de rebondissements. Malgré les quelques séances loupées, je restais confiant sur le chrono à faire soit 1h29.

Connaissant la course, je savais d’avance à quels endroits je devrais faire les relances. Il faut savoir que le semi d’Amsterdam en 2016 était mon premier semi-marathon.


Le départ est lancé, le rythme est légèrement en dessous à cause du monde et je perds un peu de temps à doubler.

Une fois que j’arrive à l’allure ciblée, je garde le rythme, à ce moment, je me sens bien pour garder exactement ce rythme durant toute la course.

Le premier ravitaillement m’échappe, en réalité, je n’arrive pas à y accéder à cause des autres participants, je me réconforte en me disant que d’ici environ 2 kilomètres, je pourrais m’hydrater à celui des marathoniens.

Je passe les 10km avec deux minutes de retard mais pour moi, le chrono est toujours réalisable.

Au 12ème km, je ressens la même barre au ventre qu’au semi-marathon de Budapest en août dernier, ce qui me contraint de réduire mon allure donc c’est à ce moment-là que je me rends compte que le RP visé ne sera possible, je revois donc à la baisse le chrono.

Au 15ème, toujours la même barre et je vois que mon allure a drastiquement baissé donc l’essentiel pour moi à ce moment est de finir la course sans m’arrêter.


Une fois la ligne d’arrivée franchie, je ne regarde pas le chrono parce que je sais qu’il ne me plaira pas. Je vois ma famille dans les gradins, je ne reste pas car je dois retrouver Julie qui va bientôt terminer la course. Je la rejoins à 500 mètres de l’arrivée, je refranchis une seconde fois de la ligne d’arrivée et cette fois, je profite de la présence de ma famille pour relâcher la pression et savourer ce moment avec eux.


Pour résumé, le record n’a pas été atteint en partie par le mal de ventre mais aussi par le manque de renforcement musculaire que j’ai ressenti au fil des kilomètres en voyant ma foulée se dégrader. Je tenterai donc un record sur cette distance en 2020, toujours en 1h29 !



~ Julie ~

Secrètement, j’ai un chrono en tête sur cette distance que j’aimerais réaliser : 1h45 mais ça ne sera pas pour cette fois.

Au fil des mois, je me suis rendu compte qu’il n’était pas simple pour nous personnes vivant dans un van de trouver le temps, un point d’eau et un endroit pour nos entraînements (on vous expliquera en détail notre vécu de sportif en vanlifer dans un prochain article). Donc, je relativise et me dit que les records personnels seront pour 2020.


Je ne pars pas défaitiste, je mets tout de même des chances de mon côté en m’entraînant les 3 dernières semaines sur une base de 3 à 4 sorties afin de me rapprocher de mon record personnel soit 1h47.

Le jour J.

J’accompagne Alex dans son SAS parce qu’il part avant moi soit deux sas avant. Je l’encourage, j’espère de tout cœur qu’il va réussir à réaliser son objectif car il s’est bien entraîné, limite son chrono est plus important que le mien.

Après avoir fait la queue aux toilettes ToiToi (toilettes de chantier), je prends enfin le départ. Il faut savoir que dans le sas avant moi, le jaune, il y a l’ensemble des participants appartenant aux sponsors de la course et notamment de Tata Consulting, ces personnes sont invitées à participer mais ne sont pas forcément entraînées alors je sais d’avance que je vais avoir un paquet de monde à dépasser.

Et c’est d’ailleurs ce qui m’a freiné à de nombreuses reprises pendant la course, j’avais un bon rythme puis il a fallu que je ralentisse car trop de monde. C’est hyper frustrant et ça m’arrive assez souvent, je ne sais pas comment pallier à cela, même en étant dans un sas supérieur, il y a toujours des troupeaux à dépasser…

Bref, je slalome pas mal vu qu’à la fin à ma montre j’avais 500 mètres de plus, je relance, je cours à un rythme assez régulier sans regarder ma montre, je n’avais pas envie de me stresser, je voulais profiter de cette course. Je me suis arrêtée à tous les ravitaillements eau et éponge.


Mon corps réagissait plutôt bien à cette course, cela veut dire que les fractionnés et les sorties sous la pluie ont fait leur job, c’est un bon point.

Le 10ème km passe, je vais bien, le parcours n’est pas très intéressant, nous sommes dans une zone industrielle, rien de très sexy mais le plus important c’est qu’il y a des supporters et des musiciens tout le long donc pas le temps de s’ennuyer ou de ralentir.

Vers le 12ème km, je ressens une drôle de sensation dans la cuisse gauche, comme une déchirure musculaire puis finalement elle passe presque instantanément, ouf, ça m’aurait embêté de me stopper à ce kilométrage.

Les kilomètres passent, je cours, je ne réfléchis pas, je me sens bien même si la fatigue commence à se faire sentir.

Vers le 19ème kilomètre, je regarde enfin mon chrono, je suis plutôt dans les temps finalement mais sur ces deux derniers et surtout sur le dernier kilomètre, je sens que je commence à avoir les cuisses raides, il m’est presque impossible d’augmenter le rythme. Je me dis qu’il me reste seulement dix petites minutes à tenir avant de passer la ligne d’arrivée et de voir la famille d’Alex qui nous attend.

500 mètres avant la fin, je sens une main autour de ma taille, c’est Alex qui m’a rejoint, ouf ça fait du bien, je lui dis juste que je n’en peux plus, il me dit que c’est la fin et que je dois encore tenir. On arrive sur la piste d’athlétisme du stade, je vois l’arche de l’autre côté, il me donne la main pour qu’on accélère le pas, on accélère et on franchit la ligne d’arrivée.



En résumé

Aucun de nous n’a réussi le chrono désiré cependant nous sommes contents des sensations que nous avons eu pendant cette course et finalement c’est le plus important.

En 2020, nous choisirons un semi-marathon pour lequel nous nous entraînerons plusieurs mois afin d’atteindre nos objectifs.

Cette année, nous voulions courir une course par pays et c’est ce que nous avons fait, nous avons découvert des paysages différents, des organisations plus ou moins bien faites selon les pays.

Le point sur lequel nous avons souvent été surpris est le parcours car bien souvent il n’y a aucune information, nous le découvrions le jour J et la plupart du temps ça grimpait pas mal.

Alala quelle année !

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Qui sommes-nous ?

Un jeune couple, Julie et Alexandre qui ont décidé de découvrir l'Europe en courant. De Paris jusqu'à Bucarest en passant par l'Italie et les Pays-Bas.

 

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