Qui sommes-nous ?

Un jeune couple, Julie et Alexandre qui ont décidé de découvrir l'Europe en courant. De Paris jusqu'à Bucarest en passant par l'Italie et les Pays-Bas.

 

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Trail Uewersauer

Le Luxembourg est le dernier pays de notre roatrip 2019 et cette course est aussi la dernière, elle a donc un goût tout particulier.

Nous avons choisi ce trail avec une distance jamais parcouru pour conclure notre année sportive durant notre voyage sportif en Europe. La course fait 31,6 km pour 1000 de dénivelé positif entre sous-bois, forêts et portions de route.

Nous ne savons jamais trop à quoi nous attendre sur ce type de course, le trail a une part de mystère jusqu'au jour J, de plus nous ne connaissons pas le Luxembourg.



Cette course, nous l’avons courue ensemble.

Chacun notre tour, nous vous partageons notre ressenti parce qu’il peut y avoir autant d’avis différents que de participants.


Alexandre

Le départ est lancé à 9h avec des températures proches du négatif mais l'ambiance réchauffe et il n'y a pas de vent.

La 1ère partie de la course se fait dans la forêt avec une brume et le givre qui persiste encore. On est encore tous regroupé, ce qui crée des ralentissements à certains endroits, notamment les descentes se font cul à cul.

Après le 1er ravitaillement, on se retrouve avec les mêmes personnes et on attaque une section assez descendante entre sous-bois et prairies avec toujours ce givre qui persiste et qui rend les paysages magnifiques.

La motivation et le corps sont toujours d'attaque pour finir cette deuxième partie plus rapidement que la première qui était en 1h08 minutes.

Arrivés au kilomètre 20 les choses sérieuses commencent à arriver, Julie ressent une douleur au genou mais le mental est toujours là.

On change de stratégie en trottinant dans les montées et marchant dans les descentes car c'est là que Julie souffre le plus.

Le dernier ravitaillement permet à Julie de s’étirer et de reprendre des forces avant la dernière section qui promet de laisser quelques séquelles et de voir notre mental baisser. Même s'il s'agit que de 5km qui nous sépare de la ligne d'arrivée, il est composé d'escaliers, de portions en zigzag et de belles montées à n'en pas finir !

Je commence également à avoir mal aux genoux mais je sais que je peux finir sans souci le principal est de soutenir Julie qui n'attend qu'une chose qu'on franchise cette ligne d'arrivée.


Julie

Pour cette dernière course, j'étais assez confiante. Certes, nous allions courir 32km avec 1000m de dénivelé positif mais au moins, c'était le dernier challenge de l'année et aussi de notre roadtrip.

« 6h30 le réveil sonne, on ne rechigne pas à se lever.

7h le café et les pancakes à la banane sont prêts.

7h40, je suis habillée, je pars promener Poland. Température extérieure : -1°C, on va bien se couvrir pour la course.

8h30 on part rejoindre le départ à 1.5km de quoi s’acclimater aux températures et réveiller nos muscles.

9h00, le départ est lancé sous un ciel embrumé avec le sol givré, très beau spectacle surtout lorsqu’on atteint les lieux en pleine nature, les couleurs sont incroyables. Nous n’avons pas froid car nous sommes bien couverts de la tête au pied et puis en courant, nous nous réchauffons vite !

A 10h08, nous arrivons au premier ravitaillement situé à environ 10km, nous ne voyons pas le temps passer, nous admirons les paysages, entre grandes plaines givrées et sous-bois embrumés et je me stoppe à certains endroits pour prendre des photos, ce serait dommage de ne pas immortaliser le moment.

1h10 pour 10km, c’est plutôt pas mal, d’après les calculs d’Alex nous devrions mettre au total environ 3h30 et ça me paraît plutôt cohérent.

A 2h03 de course, nous arrivons au deuxième ravitaillement au 19ème kilomètre. Nous sommes étonnés d’avoir mis si peu de temps sur cette partie de parcours, il faut dire que le terrain est plutôt roulant et descendant, c’est finalement la partie la plus simple de la course.

Les paysages sont toujours aussi chouettes, en sous-bois proche d’un lac. Nous courons chacun derrière l’autre car les chemins sont étroits. Je sens que ma technique de course en trail s’est bien améliorée car je trouve plus facilement mes appuis que ce soit dans la boue ou entre les racines.

Pour la dernière partie de la course, le terrain est devenu plus pentu avec des portions de centaines de mètres en lacets tout en montée, impossible donc de courir. On grimpe, ça nous brûle les cuisses et les mollets. Dès que le terrain redevient plat, on se remet à courir parce qu’on voit le temps qui passe.

A partir du 22ème kilomètre, je ressens une douleur au genou gauche comme le syndrome de l’essuie-glace qui serait arrivé sans prémisse de douleurs. Je le connais parce que je l’ai déjà eu à l’autre jambe quelques années auparavant. Je me dis que la douleur est supportable sauf que dans les descentes, ça me coupe les pattes comme si elles étaient raides, j’avais l’impression que le genou était comme rouillé et qu’il aurait fallu y mettre du W40 pour relancer le mécanisme !

A ce moment-là, je sais que la douleur va rester et nous ralentir alors que nous étions vraiment bien partis. J’ai la forme et l’énergie pour avancer mais les deux genoux maintenant sont raidosses comme pas possible.

Je fais au mieux, Alex me soutient moralement, il m’attend.

Sur les portions de terrain plat, je cours, j’optimise au mieux cette fin de course.

Les 4 derniers kilomètres sont assez difficile parce qu’ils sont en montée, tous les participants marchent, ça aide à dédramatiser. L’avantage des trails c’est qu’il y a toujours des portions de marche (sauf peut-être pour les trailers pros ou ultra-trailers), on n’a le droit de reprendre son souffle après une côte raide cependant c’est tout de même un exercice qui demande de la pratique.

En arrivant dans le village d’Heiderscheid, nous savons que nous sommes arrivés. Nous suivons les derniers fanions de la course jusqu’à l’arrivée dans le gymnase avec musique et spotlight main dans la main.

Ça y est, c’est fait, notre premier trail de moyenne distance est clôturé.

Je suis encore une fois heureuse d’avoir partagé ce moment avec mon homme, se donner à fond ensemble, ce sont vraiment de supers moments.


C’est une course pas comme les autres parce qu’elle symbolise aussi la fin de notre aventure de voyageurs sur les routes qui a été extraordinaire. Elle nous a changé, fait voir la vie autrement, loin du consumérisme et des plans sur la comète.

Nous sommes devenus, je pense plus pragmatiques et simples. Nous aimerions vivre plus proche des valeurs que nous avons découvert cette année et ce qui ne changera pas, c’est notre passion pour la course à pied. Notre dernier arrivant, Poland notre chien va faire aussi vivre cette passion commune en participant dès 2020 à des canicross et canitrails.

Donc à vos baudriers avec vos canidés, nous vous attendons sur la ligne de départ 😉

#trail #trailer #heiderscheid #uewersauer #running #run #runners

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